ActualitéIA

Google Gemini progresse rapidement vers le sommet des chatbots IA

En mars 2026, Google Gemini a surpassé Perplexity pour atteindre la deuxième place parmi les sources de trafic référent des chatbots IA dans le monde, selon Statcounter. Bien qu’il soit encore loin derrière le leader ChatGPT, il est possible que le produit de Google prenne la première place d’ici un an.

La part de marché de ChatGPT a diminué, passant de 84,21 % en avril 2025 à 78,16 % en mars 2026. Pendant ce temps, Gemini a connu une croissance rapide, augmentant de 2,31 % à 8,65 %. Le bond le plus significatif a eu lieu en janvier, lorsque sa part est passée de 4,74 % à 7,20 %. Selon Statcounter, les investissements actifs de Google dans le développement de Gemini commencent à porter leurs fruits : depuis début 2026, la plateforme croît de plus de 40 % chaque mois. Dans ce contexte, ChatGPT perd progressivement du terrain tandis que Gemini et Anthropic Claude renforcent leurs positions.

L’intégration dans l’écosystème Google stimule la croissance de Gemini

Gemini bénéficie d’un avantage important que Statcounter ne peut pas entièrement refléter. Alors que ChatGPT fonctionne principalement comme un service web, Google intègre Gemini dans son propre écosystème – Android, Search et Workspace. L’audience combinée de ces produits dépasse les 2 milliards de comptes, ce qui constitue un atout considérable. Même si Gemini ne devient pas le leader parmi les chatbots basés sur navigateur, il pourrait surpasser ses concurrents en termes d’interactions totales d’ici fin 2026.

Si la tendance actuelle se maintient – avec la croissance continue de Gemini et la baisse progressive de ChatGPT – les deux plateformes pourraient s’égaler d’ici fin 2026 ou début 2027. Même les prévisions prudentes n’accordent à ChatGPT qu’une marge jusqu’à mi-2027 avant que les chiffres ne deviennent comparables. Cependant, la question clé reste dans quelle mesure les données de Statcounter basées sur les navigateurs reflètent la réalité face à l’écosystème étendu de Google derrière Gemini.

Pascal Thébault

Voir tous les articles

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *